Mes cours de programmation avancent bien. J'ai fini deux autres projets et ainsi bouclé le premier common-core. The Holy Graph(le saint-graphique) qui nous représente
notre avancement.
Pour expliquer rapidement ces deux projets, le premier était un morceau de programme servant à afficher,
de façon formatée, du texte provenant d'un fichier.
Le deuxième était la création d'un système d'exploitation différent de celui
utilisé par notre ordinateur(Linux sur Apple) et d'avoir un contrôle des
données de ce système depuis un autre ordinateur.
Si vous n'avez rien compris c'est pas grave.
Par contre je bute toujours sur le premier examen que j'ai tenté déjà à 7
reprises. Parfois par manque de temps, parfois par manque de concentration,
parce que l'expert peut très bien décider de pirater votre ordinateur et vous
mettre des bâtons dans les roues, souvent par manque d'expérience.
A force d'essayer, il y a bien un jour où ça passera. Pingu, la mascotte des élèves, se déplace de bureau en bureau,
et vit des aventures palpitantes.
Les projets suivants seront un peu plus visuels et ils seront de fait, plus
intéressants et plus faciles à expliquer.
Je me suis aussi mis à la programmation de sites web. J'en suis aux
balbutiements, mais j'ai bon espoir de créer, dans peu de temps, un blog
qui soit mieux fait que celui-ci.
A bientôt.
L'année commence bien
Première bonne nouvelle, j'ai enfin réussi le premier examen (il y en a six en tout). Examens qu'on peut passer autant de fois
qu'on veut, vu que c'est à la neuvième reprise que j'y suis arrivé.
Avec quelques camarades nous sommes aller fêter ça dans un bar à quelques pâtés de maison de l’école et j'ai dormi
2 heures sur un canapé improvisé dans un couloir toujours dans cette même école.
Deuxième bonne nouvelle, le moteur de ce cher Pleiades a reçu une dernière couche d'amour et il pète le feu.
J'ai fait une mini sortie pour le mettre a l'épreuve et c'était plutôt concluant.
J'ai levé les voiles pour la forme, mais il y avait très peu de vent et des gros creux donc j'ai assez vite fait demi-tour.
Mon site internet s'est finalement vite mis en place et ceci est l'un des derniers articles que je publie sur ce blog.
Sinon côté boulot je cherche tous azimuts, sans succès pour l'instant mais ça va venir.
voili voila
Global Game Jam
Ce week-end se déroulait la Global Game Jam. Une compétition qui regroupait tous les campus 42
ainsi que de nombreuses écoles non-liées. Le but était de créer un jeu vidéo. Et même si celui que nos esprits et nos
doigts ont pondu, n'a que peu de chances de se retrouver un jour sur une PlayStation, on a inventé un jeu qui fonctionne
en bonne partie.
D'abord il fallait former les équipes, certains de mes camarades de classe se sont lancés bien avant l'heure du départ
de la compétition et étaient déjà complets. J'ai fait donc équipe avec 3 étudiants externes.
Ensuite, il fallait savoir quel jeu créer. Un thème nous était imposé et c'était "racine".
Après une longue concertation, nous sommes parti sur un jeu simple, que tout le monde connaît. Le Snake.
A chaque fois que notre vers mange un champignon, les racines grandissent et nous bloquent le passage.
Donc le team réuni a 19h, l'idée du jeu a 20. On a fait de notre mieux mais en partant à 23h on avait qu'un carré
blanc sur fond noir.
On pouvait se servir d'un programme dédié à la réalisation de jeux vidéos mais aucun de nous ne savait s'en servir
à ce moment là.
Le deuxième jour on a bien avancé , on a comprit comment déplacer notre carré blanc, et remplacer ce dernier par notre vers.
J'ai même eu le temps de sortir mon vieux portable et de créer la bande son.
Ça faisait longtemps que je n'avais plus fait de son et ça me manquait sans le savoir.
Le lendemain, il nous restait 6 heures pour fignoler les détails, titre, nom, etc.
Nous étions une dizaine d'équipes dans l'école à présenter notre jeu et on a eu un succès mitigé.
Il faut dire que certains de nos concurrents ont sorti des jeux en 3D avec dix niveaux. Je suis quand même fier du résultat.
Il m'a fallu 3 jours pour m'en remettre.
Dans la rubrique "code" de mon site vous pourrez prochainement y jouer.
Sinon j'ai passé 3 jours a détartrer les canalisations des toilettes et c'était pas joli a voir.
Mais là, une baleine pourrait s'en servir.
C'était prévisible. Maintenant que le moteur est révisé, autre chose devait me lâcher et c'est un des derniers
trucs que j'ai pas démonté.
Je me demande quel sera le prochain.
Poco a poco
Pour une fois, ce sont les études qui avancent au ralenti. Pas de projet terminé. Il faut dire que l’exercice
auquel je me suis attelé (push-swap) est particulièrement long à pondre.
Par contre j'ai fait une incursion dans la réserve naturelle de Montseny et c'est vraiment magnifique. Voilà qui promet de futures
jolies balades.
Le sommet du Montseny, j'aurai vu, de loin, un peu de neige cet hiver.
Le fait le plus notable de ces derniers jours est une excellente sortie en voilier. Conditions de vent idéales, pas un chat à
l'horizon, en revenant au port j'ai même fait un détour tellement je n'avais pas envie de rentrer.
Au niveau du boulot, ça se met en place poco a poco comme on dit par ici. J'ai eu un premier entretien vendredi passé, et même si
l'on ne m'a pas rappelé après coup, c'est tout de même un bon pas en avant. Je suis ouvert à n'importe quoi jusqu'à postuler
pour Mc Donalds. Franchement, à ce stade-là, il n'y a pas de raison que je ne trouve pas quelque chose.
MWC23
La semaine passée, avec quelques camarades de classe, nous sommes allés au Mobile World Congress
qui se déroulait au Fira, le centre des congrès de Barcelone qui, pour vous donner une idée, est
3 fois plus grand que le Palexpo de Genève... et sur deux étages!!!
Le stand Nokia.
Vous savez qu'après une journée au salon du livre ou de l'auto (si ça existe encore), vous êtes sur les genoux
tellement vos jambes sont usées. Là j'étais prêt à m'asseoir sur un robot et lui demander de me ramener chez moi.
Ce qu'il aurait sans doute fait.
Car oui, il y avait des robots:
Et alors que, quand on nous parle de robot, on pense simplement au bras motorisé capable de prendre un objet pour le poser ailleurs;
Je peux vous dire que demain, votre collègue de boulot sera un robot.
Le sujet principal de ce congrès n'était pas la robotique mais plutôt les technologies des communications qui sont au final
présentes partout partout. Mais partout partout. Du plus profond des abysses jusqu'en dehors du système solaire.
Alors à gauche il y avait un fabricant de satellite indien, à droite le fabricant d'écran géant pliable en quatre,
vous passez devant un ordinateur qui vous dit ou vous avez acheté les habits que vous portez et ainsi de suite pendant des heures.
De quoi en prendre plein la vue.
Mais c'est ce à quoi servent les congrès.
Le truc le plus génial de ces derniers temps est une sortie en mer féerique. Car au bout d'une heure, trois dauphins sont venus
jouer avec le Pleiades et c'était vraiment un moment magique qui a duré plus d'un quart d'heure.
De quoi être sur un nuage pendant des jours.
Sinon pour résumer, à l'école j'arrive gentiment au bout de mon projet, et niveau boulot je suis en train de régler
plein de paperasses parce que c'est vrai que jusqu'à présent j'étais comme un touriste en Espagne. Il est temps que je
m'y installe officiellement pour m'aider à décrocher un job. J'ai bon espoir de trouver quelque chose
prochainement. Mais je le dis dans chaque article.
Odyssée de La Corogne à Valence
Encore une belle aventure à ajouter à mon palmarès.
Un Catamaran tout neuf, sorti de l'usine de La Rochelle il y a quelques semaines,
devait rejoindre son port d'attache à Valence. Une fois en mer, les conditions météo
se sont dégradées et il a fallu que ce navire et son équipage restent 5 jours à La Corogne.
Un des membres n'a pas pu attendre plus longtemps et c'est moi qui ai pris sa place !!!
Catamaran Fountaine Pajot Astrea 42, au nom d'Angelina
Ça c'est décidé en moins de 2 jours et le temps que je prépare mon sac,
un avion me déposait à l'autre bout de L'Espagne. Qui plus est, tout frais payé,
car le propriétaire du navire, Fabio, qui m'a accueilli à son bord était un peu pressé
de rejoindre Valence. Et le troisième équiper était le fameux Adrien,
toujours à me filer de bons tuyaux.
J'ai pris mes quartiers de nuit dans ce petit palais flottant avant qu'on aille se
faire un dernier resto, car nous allions quitter la terre pendant 10 jours.
Après une bonne nuit dans un grand lit,
qui occupe tout l'arrière de la coque bâbord,
à 9 heures, nous quittions La Corogne dont je n'ai vu au final, que la place centrale
et ce petit fort.
La mer était bien formée. Des vagues de 2 mètres qui secouent ce bateau dans tous les sens.
Les premiers miles, tout se passe à merveille. Je m'éclate sur les vagues.
1h plus tard, les vagues se creusent encore. Le courant nous pousse dans la mauvaise direction,
les vagues dans une autre mauvaise direction et le vent pareil.
Le bateau est remué fortement et mon estomac aussi.
Il faut le temps de s'habituer au catamaran. Deux coques reliées ensemble, empêchent le
bateau de giter (sur le côté), par contre le mouvement de tangage (avant arrière) est
déséquilibré par la deuxième coque qui prend la vague en retard par rapport à la première coque.
Je n'ai pas vomi, mais pendant au moins 3 heures j'étais hors service, accroché fermement
à tout ce que je pouvais.
Une fois habitué, j'ai pu me déplacer sur le bateau et commencer à m'intéresser au
maniement d'un tel engin.
Il nous a fallu beaucoup d'acharnement pour passer la pointe du Finistère espagnol.
Vent et courant nous repoussaient et on avait l'impression de faire du sur place.
Une fois le cap passé et la nuit tombée, le vent s'est calmé et nous pouvions voguer
vers le sud plus sereinement.
Nous avons convenu des tours de quarts et je suis tombé sur 20-23h / 05-08h qui,
au final, était un excellent quart, parce qu'on voit le soleil se coucher et se lever.
Mon premier quart de nuit s'est bien passé. Peu de vent, à surveiller le cap et la carte.
Naviguer de nuit c'est une expérience excitante. On ne voit pas bien sur quoi on fonce et les
sens sont à l'affût.
Au deuxième quart, le soleil s'est rapidement levé et c'était magnifique. Les dauphins
sont venus me faire un petit coucou et on en verra de plusieurs espèces presque tous les jours.
À la relève de 8 heures, je peux en toute bonne conscience laisser mes coéquipiers reprendre
la route pendant que je m'accorde un grasse matinée.
Nous longeons la côte espagnole avec un vent modéré et souvent au moteur avant d'arriver
au Portugal. Notre principale préoccupation est les bateaux de pêcheurs et leurs bouées.
Parfois un porte-conteneurs au loin, mais sinon très peu de navire nous croisent.
La journée, chacun s'occupe comme il le souhaite. On fait à manger, on lit, on bricole
sur son ordi. Une antenne satellite nous relie au monde.
Il y a des moments où on est tous réunis et où l'on discute et d'autres où chacun
est dans son coin et rêvasse.
Le coin cuisine
Le coin terrasse
Le petit coin
Pendant 2 jours, nous suivons la côte portugaise aux moteurs électriques.
Il y a tout de même une grosse génératrice diesel pour recharger les batteries
quand les panneaux solaires sont à l'ombre, ou de nuit. Le soir on rigole bien. On entend
les communications radio entre paquebots et, bien que ce soit une fréquence d'urgence,
certains sont très drôles.
Une première et unique escale nous attend, proche de Porto. Adrien doit nous quitter
et un autre coéquipier prendra sa place.
On approche de nuit du Port de Cascais. On a dû slalomer entre les bouées de pêcheur
et les dauphins avant d'y arriver. On a juste le temps de faire quelques courses et l'on
reprend la mer. On sort grand-voile et génois pour continuer notre route vers le sud.
Alberto, notre nouveau coéquipier, est né pour être marin, il connaît son affaire.
D'autant plus que c'est lui qui a installé les moteurs et les panneaux solaires sur ce bateau.
Et il a du boulot parce que le moteur droit ne fonctionne pas tellement, l'antenne
Starlink menace de tomber à l'eau. Et quand on fait tourner le lave-linge, le lave-vaisselle,
le four, la machine à café, le congélateur et les deux frigos en même temps, on peut pas
mettre la clim à fond. C'est un autre monde que mon petit nid.
Le soleil se couche sur le phare du cap Saint-Vincent qui marque le point le
plus lointain de la péninsule ibérique. Un phare que j'avais visité en faisant mon tour en moto.
Les cargos sont nombreux.
Il y en a de toutes les tailles et de toutes les formes. Les plus gros font 400 mètres
de long et sont recouverts de container. Malgré leur poids ils vont plus vite que nous.
Tous sont une menace pour un bateau de plaisance.
Le vent est assez instable mais relativement faible. Ce qui nous permet de nous
amuser à manœuvrer. Le poste de pilotage.
Il faut bien vous imaginer que l'on n'est pas constamment en train de virer
de bord pendant une croisière aussi longue. Parfois, on ne touche pas à nos voiles pendant
3 ou 4 heures. Et parfois, on doit se dépêcher de diminuer la voilure ou de changer de cap.
La vie se déroule au ralenti sur une croisière, mais elle n'est pas monotone.
On approche de Gibraltar.
Côté bâbord l'Espagne, côté tribord le Maroc. Avec un passage assez serré au milieu
au vu du nombre de navires qui passent par là chaque instant. En rajoutant les navettes
express qui relient les deux continents, et à la radio VHF, les zodiacs de
migrants en difficultés.
Tout le monde est sur le pont, il faut être vigilent. Mais on savoure tout de même
cet instant.
Le détroit
Une fois le rocher de Gibraltar passé les choses sérieuses commencent. Ici le vent souffle
beaucoup plus fort à cause des reliefs environnants. On était préparé à ça, mais c'était musclé.
Tout le reste de la journée nous auront beaucoup de vent et nous irons à plus de 9
nœuds de moyenne, ce qui est rapide.
Je prends mon quart, toujours avec cette vitesse de dingue et de nuit, sans lune,
avec votre carte radar saturée de cargos, ce n'est pas très rassurant.
Après 30 minutes de veille, je constate qu'un pétrolier nous entrera dedans dans une heure.
Je corrige notre cap et je regarde comment ça évolue, je vois que je n'ai repoussé le problème
que de quelques minutes, je change de cap à nouveau. Ça ne corrige pas le problème.
Sauf que les minutes s'écoulent et nos deux bateaux se rapprochent. Ce qui n'était qu'une
lampe à l'horizon il y a une demi-heure est devenu deux lampes l'une derrière l'autre,
très espacées et très rapides.
Je change de cap une dernière fois et il nous passera juste devant. Le cœur est à
1000 pulsations minutes, mes coéquipiers se lèvent et se demandent ce qui se passe.
Le stress ne fait que commencer.
En ayant autant changé de cap, il faut vite remettre le bateau sur une meilleure route,
car on est à présent sur l'axe privilégié des cargos. Fabio et Alberto m'aideront à nous
remettre sur les bons rails et je pourrai finir mon quart après avoir enfin respiré un coup.
Pendant mon sommeil le vent ira en diminuant et à mon réveil il sera léger mais
capricieux, à changer de direction tout le temps.
On arrive au Cabo de Gatta dans une mer bien démontée. Là aussi, on aura l'impression
de faire du surplace. Une fois le cap passé, le vent se tait et on naviguera au moteur
une bonne partie de la journée.
En début de soirée le vent reprend et on va à petite allure. Le jour suivant au
même rythme, mais avec le vent de face, donc on doit faire des zigzags pour avancer.
Le reste de la navigation se fera à une allure promenade.
Le dernier matin, nous voyons Valence au loin. On se gare dans son port moderne et chic.
Là aussi c'est un petit clin d'œil à mon voyage à moto. J'avais visité un bateau non loin
d'où séjournera pour longtemps l'Angelina.
1100 miles nautiques, soit environ 2000 kilomètres.
C'était une excellente expérience et passer le détroit de Gibraltar, c'est pas rien.
Je reprends le train pour Mataró et mon petit voilier. Bien que le yacht que j'ai quitté
était moderne, en bon état et suréquipé, je ne l'échangerais pas contre le mien.
Résidence espagnole
Une bonne chose de faite.
J'ai enfin réglé mon cas pour de bon. Cette foi-ci je suis tout ce qu'il y a de plus
officiellement résident espagnol.
C'est à dire que je suis inscrit à la commune de Mataró, enregistré au consulat
de Suisse à Barcelone, j'ai un compte en euro et y ai transféré mes économies.
Malheureusement, tant que je n'ai pas de travail, je dois toujours payer l'assurance maladie
en Suisse ce qui est un peu con car je finance le système médical d'un pays qui ne me soignera
pas. J'ai rempli mes deux dernières déclarations d'impôts et comme j'ai rien gagné,
je devrais pas trop perdre dans l'opération.
Niveau job j'ai passé des entretiens qui se sont révélés sans résultat mais j'ai changé
de stratégie. Je cherche à présent un PETIT job. Trouver quelque chose de sérieux pour
quelqu'un qui pense déjà à où il va partir l'année prochaine n'est pas la bonne solution.
Mais nettoyer des toilettes ou griller des frankfurt c'est mon objectif.
Petite mésaventure ces dernières semaines, l'ordi que j'avais sur le bateau m'a
lâché, et, par erreur, j'ai supprimé tout ce qu'il y avait sur mon disque dur externe.
Donc je ne possède plus aucune photo de tout ce que j'ai fait depuis mon départ de Suisse.
C'est une grosse perte mais en même temps j'ai des tonnes de photos de tous mes voyages que je ne
regarde jamais, donc je m'en suis vite remis.
Sinon j'ai pas mal avancé à l'école. J'ai rendu le projet Push_Swap qui m'a pris plus
de 3 mois. Ce projet sert à mettre dans l'ordre des nombres, le plus rapidement possible.
4 2 3 1 -> 1 2 3 4
Ça peut sembler simple comme ça, mais il y avait beaucoup de règles à respecter.
Vous pouvez voir sur mon site internet, une vidéo qui montre comment se comporte mon programme.
J'ai d'ailleurs fait pas mal de mises à jour sur le site.
J'ai aussi passé le deuxième examen et ce à la deuxième tentative.
Sinon comme d'hab, quelque sorties en mer, quelques balades, du bricolage sur le bateau,
les arbres sont en fleur, et tout va bien.
PS:
Depuis que je suis revenu de mon séjour en mer, on voit cette image placardée partout:
Curiosité touristique assez méconnue, située à une heure de route de Barcelone.
Jolie petite église au bord d'un lac artificiel, un des plus gros réservoir d'eau
potable de la Catalogne.
Sauf qu'à cette époque de l'année, c'est à ceci qu'elle devrait ressembler:
Il n'a pas plus pendant plus de 15 minutes depuis trop longtemps
pour que je m'en souvienne. Il fait déjà 27 degrés à 14h et les blondinets
qui découvrent Barcelone pendant la journée reviennent roses fluo.
Il risque de faire très soif cette année dans le coin.
Nouvelle vie 1
Quelques semaines bien agitées et plein de choses à raconter du coup.
Tout d'abord mon premier petit job. Chaque dimanche je coupe des poulets
dans une rôtisserie de Mataró. Depuis déjà quelques semaines. Je me
pointe à 10h du mat pour couper des patates et remplir des petits
récipients de sauce aïoli.
À 10h30 je charge les fours avec entre 80 et 100 poulets.
Qui sont de jolis poulets. On peut mettre 5 poulets par broche.
Et 70 poulets d'un coup.
À midi je commence à les couper en 4, à la chaîne, jusqu'à 2h30 où j'ai le temps de fumer
une clope avant d'entreprendre le nettoyage des fours, et je vous laisse imaginer l'état du
four après avoir rôti autant de poulets. On me donne 50 euros pour 6 heures de boulot ce qui
permet de payer mon loyer.
En plus je reviens avec de quoi manger pendant 2 jours et surtout l'ambiance est très sympa.
Le couple de proprio m'a tout de suite adopté. Il faut dire qu'un Suisse qui coupe des
poulets en Espagne pour le salaire minimum, ça fait parler tout le quartier.
Je trouve une certaine noblesse à ce boulot qui doit être l'un des plus vieux du monde.
J'ai fait un saut en Suisse aussi, le temps de ramasser quelques affaires, de manger une
fondue et une raclette et je reprenais déjà le chemin du retour. 15 heures de bus par trajet,
histoire de pas faire les choses simplement.
PS.
Mon site est pour l'instant bloqué. J'avais mis un morceau de David Bowie et un extrait
d'American Psycho et je me suis fait pincer.
Le site reviendra plus fort que jamais prochainement, avec une adresse facile à mémoriser,
de nouvelles fonctionnalités et la possibilité, pour les lecteurs, de laisser un petit mot.
Car j'ai déjà publié pas loin de 50 articles dont chacun à été lu plus de 30 fois mais j'ai
juste reçu 3 commentaires. J'espère, avec le futur site, arriver à un peu plus d'interaction.
PS2.
La parenthèse poulet est déjà du passé, j'ai trouvé un vrai boulot.
Pour l'instant c'est assez vague ce que j'ai à faire mais j'en parlerai très bientôt.
Pour vous faire patienter, je suis customer services agent...
Nouvelle vie 2
Si il y en a un qui a beaucoup de chance et qui sait se démerder,
c'est bibi.
J'annonce directement la couleur par cette phrase, auto-congratulation
va être le maître-mot de cet article, mais j'espère que ça encouragera
d'autres à franchir le pas ou, du moins, à en donner l'envie.
Parti en septembre 2021 avec ma moto et tout ce que je pouvais emporter
avec, en juin 2023 j'ai commencé une nouvelle vie en Catalogne.
Une maison flottante avec laquelle j'ai fait l'aller-retour jusqu'à
Barcelone il y a peu de temps. Le lendemain j'avais mon premier jour
de travail dans une tour du quartier d'affaire du Poblenou, toujours à
Barcelone.
Attention voila le passage à sensations:
Le travail en question:
Je suis CSA c'est à dire customer services agent,
c'est à dire un agent de service à la clientèle.
Déjà là, ça veut dire que je bosse dans un bureau.
Autant un Alex qui tire des câbles, qui coupe des poulets, qui pousse des
pédalos, qui bricole sur son bateau, c'est tout à fait crédible. Autant un
Alex qui va au bureau boire des cafés et répondre à des mails, ça demande un
plus gros effort d'imagination.
Pourtant c'est un boulot qui me convient bien. Du moins pour les trois
premières semaines.
Celui qui aura l'honneur de me verser mon premier salaire depuis le covid
s'appelle NCC. C'est une entreprise qui s'occupe de gérer le service clientèle
pour de grandes entreprises. Pour clarifier, il y a un étage du building qui
s'occupe du Service Clientèle d'une banque allemande et l'étage où je me trouve
qui gère une partie du SC de Worldline.
Worldline gère les transactions faites avec tous les moyens électroniques de
paiements entre les banques des clients et celles des marchants.
Ça m'a pris deux semaines rien que pour comprendre ça. Et ça m'a pris 2
heures a essayer de l'expliquer.
Je réponds principalement à des mails et surtout à la résolution des demandes
faites par les marchants. Et on a 2 ou 3 appels par jour donc c'est pas la folie.
A l'heure où je rédige cet article je ne m'occupe que de cas simples, comme
par exemple fournir un nouveau mot de passe ou résilier un contrat. Mais rien
que pour ça , ça demande un nombre incroyable de vérifications et ça passe
devant les yeux de dizaines d'agents comme moi un peu partout en Europe.
La seule raison valable pour qu'ils aient fait appel à moi c'est qu'ils
cherchaient un francophone. Ce qui fait que chaque jour je parlerai 3 langues,
l'anglais quand je me balade dans les bureaux, le français avec mes collègues
francophones et l'espagnol, à l'école ou partout ailleurs.
L'ambiance est très sympa. On se croirait dans une auberge de jeunesse avec
des gens de tous les horizons.
Et le vendredi soir on se retrouve tous à la plage jusqu'à minuit pour une
grosse picole.
Donc pour moi tout va au poil.
Nouvelle vie 3
Tout se passe bien pour moi, mais j'avais un peu oublié que ce n'était pas
le truc le plus sympa au monde d'aller bosser. Il est vrai que les finances
sont à nouveau dans le vert, mais alors ça me fait des longues journées.
Je prends le train de 7h30, ce qui pour moi est déjà une performance,
habitué que j'étais à me lever autour des 11h.
Une heure plus tard je suis au bureau où je dois être connecté au système
avant 8h30. On a droit à une demi-heure de pause à midi et deux pauses clopes
d'un quart d'heure durant la journée. A 17h je sors de la tour et je fonce à
l'école où je passe deux heures de plus devant un écran avant d'en avoir marre.
Là il me faut une bonne heure et demie avant de rejoindre mon bateau où je
soupe, puis je me remets devant mon ordi jusqu'à 1h du matin pour
mettre à jour mon site ou regarder des vidéos sur YouTube.
J'arrive au samedi et je suis sur les rotules. J'ai encore de la peine avec
ce rythme et j'ai un peu de mal à me bouger le cul le week-end. Heureusement
c'est le bateau qui le fait à ma place, ou alors je m'accorde une balade le
dimanche.
Le mot week-end a repris tout son sens pour moi. J'avais l'habitude de
travailler plutôt à ce moment-là dans mon ancien boulot et de ne pas
travailler du tout pendant plusieurs années.
Sinon il s'est passé bien des choses ces derniers 10 jours à Mataró. C'est les
fêtes des Santes. Je ne sais pas à quels saints ces fêtes sont dédiées mais il
y a de quoi s'amuser.
Tout d'abord mon premier Castellers. Les tours humaines dont c'est la
spécialité en Catalogne et j'ai eu la chance de voir les meilleures équipes
s'affronter sur la place principale.
Castellers de 9 x 4
C'est très impressionnant et tout le monde retient son souffle quand la tour
se forme. Il peut y avoir de 1 à 4 personnes pour former un étage. Plus il y a
de personnes par étage plus la tour peut monter haut et atteindre neuf étages,
mais on gagne plus de points en mettant moins de personnes par étage ce qui
rend la tour plus branlante.
J'ai assisté à deux chutes durant cette journée et c'est horrible
d'assister à ça sans pouvoir rien y faire.
Une autre tradition très sympa ce sont les Correfoc. Des personnes déguisées
en dragons ou en insecte ou tout autre bestiole effrayante se baladent dans
les rues de la vieille ville sous le son des tambours et ça fait un vacarme
extraordinaire.
El Drago
Une fois arrivés sur la place, ils allument des feux et les plus téméraires
dansent sous les étincelles en sacrifiant leurs vêtements au passage.
L'ambiance y est folle et j'ai vraiment adoré ces fêtes qui se sont conclues
par des concerts et un très joli feu d'artifice.
J'ai fait une bonne virée en bateau avec deux collègues. On s'est trouvé un
petit coin sympa où on a posé l'ancre et on s'est baigné. C'était sympa.
Je n'ai pas tellement l'habitude de profiter de mon véhicule comme si
c'était une simple plateforme sur la mer et c'était une excellente expérience.
Le seul bémol c'est que l'eau est très chaude en méditerranée en ce moment,
et avec le soleil qui tape dur, il est difficile de se rafraîchir.
Voilà dans les grandes lignes ce qui m'est arrivé ces derniers temps.
A bientôt.
Deux Ans
Déjà deux ans que j'ai quitté la Suisse.
Les choses se présentent toujours bien.
Je suis un peu entré dans un routine, ce qui est totalement à l'opposé du plan originel,
mais ce n'est qu'une prise d'élan pour repartir plus loin.
Car, même si je n'avais pas d'idées précise au départ, bosser dans un bureau
n'est pas l'image que je me faisais d'une vie meilleure.
Il y a malgré cela une raison à peu près acceptable de perdre mon âme à
répondre à des mails toute la journée.
Cela me permet de couvrir Pleiades de nouveaux équipements pour pouvoir le rendre de plus
en plus autonome.
Premier cadeau avec mes premiers salaires, une annexe et le petit moteur qui va avec. Maïa (l'une des étoiles des Pléiades)
Cette petite chose est fort pratique lorsqu'on pose l'ancre et qu'on a envie d'aller
manger un morceau au restaurant de la plage en face.
J'estime que dans une année au plus, mon navire sera apte à rejoindre n'importe quel point
du globe.
De plus je devrais avoir des connaissances suffisantes en programmation pour
avoir quelques jobs à faire en boatworking.
Vu qu'on parle de programmation, à l'ecole ça avance au ralenti, mais ça avance
toujours un peu.
A la maison j'apprends d'autres languages de prog, ce qui me permet d'avoir des bases en
plusieurs langues et ce site est une bon exercice.
Le forum que je suis en train de mettre en place est complexe, mais
quand j'arriverai au bout, je maîtriserai la gestion des bases de données et le language PHP.
Ces dernières semaines j'ai découvert de nouveaux endroits en Catalogne. A commencer
par Barcelone qui a ouvert grande ses portes à l'occasion des fêtes des différents
quartiers. Notamment dans celui de Gracia et ses ruelles décorées.
Gracia
Mais aussi les fêtes de la Mercè, dans toute le ville, où j'en ai surtout profité
pour visiter des musées, qui étaient gratuits pour l'occasion.
La Fondation Miro.
Museo Maritim de Barcelone.
Mais aussi Castellar del Vallès, Besalú et Banyoles.
Les plus belles photos de ces lieux se trouvent dans la rubrique images.
J'espère que pour le troisième anniversaire j'aurai quitté Mataró ou me préparerai
à le faire car l'aventure commence à se rappeler à moi.
Le retour du marcheur
Depuis trop longtemps, j'ai mis de côté une de mes activités préférées.
Tout d'un coup j'ai ressenti le besoin de me retrouver seul dans la nature
pendant quelques temps.
J'en avais besoin parce que je devais faire un peu le point.
Il est clair que je suis plutôt satisfait du chemin parcouru jusqu'ici, mais mon
emploi du temps, à l'heure actuelle, ne me convient pas.
Trop de temps passé dans un bureau à faire un travail que je n'aime pas, et quand à
mes études de programmation, elles me mènent droit vers une carrière d'ingénieur en
informatique dont je n'ai pas envie.
Développer mes connaissances dans un nouveau domaine est toujours enrichissant,
mais ces études, à l'école, sont trop approfondies et difficilement applicables
pour des projets de tailles modestes.
Il était donc temps de refaire mon sac de marche, avec mes affaires dispersées dans le
bateau et de me rendre dans les montagnes du Montseny, qui sont proches de chez moi,
et qui m'invitent sur leur pentes à chaque fois que je passe à côté.
J'ai pris le train jusqu'à Viabrea, à une petite heure de trajet et j'ai
commencé à marcher jusqu'au village de Breda.
Dès le départ je me suis senti heureux, car je retrouvais des sensations que j'adore.
Le poids du sac sur les épaules, qui contient tout ce qu'il faut pour survivre
pendant deux jours.
Le bruit des pas sur le gravier, le chant des oiseaux et les sommets qui semblent
vous prendre de haut.
Après une pause picnic dans Breda, j'ai mis le cap sur une gigantesque forteresse
qui domine la vallée.
Les conditions n'étaient pas simples, car pendant ce week-end il a fait plus de
30 degrés et la soif me faisait consommer de grandes quantités d'eau, et ce n'est pas
en Espagne que l'on trouve une fontaine à chaque coin de rue.
Il est déjà si rare d'y trouver une rivière. Castell de Montsoriu
Une fois arrivé au sommet de la colline où se trouve le château, la journée était
bien avancée et mes réserves d'eau bien entamées. Il fallait que je me rende au
village le plus proche dans l'espoir d'y trouver de l'eau et un coin pour poser ma tente
car il est interdit de camper dans le parc naturel.
Le soleil se couchait quand je suis arrivé à Riells. Juste avant de l'atteindre,
j'ai traversé un ruisseau qui m'a permis de faire le plein, et dans le village, qui
était pratiquement désert, j'ai trouvé un parc ou j'ai pu planter ma tente.
Quelle joie de retrouver les plaisirs du camping sauvage. Chose que je n'avais
plus faite depuis plus d'un an.
Après le souper, un hibou m'a chanté ses houhou pour me bercer et j'ai passé
une excellente nuit.
Le lendemain, à 8 heures, je pliais ma tente tout en faisant chauffer de l'eau
pour mon thé. Puis je me suis mis en route pour gravir le Montseny.
Les chemins en Espagne sont moins bien balisés qu'en Suisse et j'ai du plusieurs
fois faire demi-tour ou couper à travers la forêt pour retrouver mon chemin. Rien de
bien extraordinaire pour moi.
Torrent de Torroella, mon robinet
Le Montseny est un massif montagneux et la vue sur ses différents sommets était
magnifique et ils m'ont rempli de beaucoup d'énergie.
Physiquement l'épreuve était tout de même assez dure, notamment à cause de la
chaleur et de mon manque de pratique durant cette année.
J'ai, malgré ça, pu traverser une bonne partie du massif et arriver à un
village d'où j'ai pu prendre un bus pour rentrer chez moi.
Ce petit week-end m'a permis de me retrouver. Je savais que l'Alex qui part
avec son sac à dos n'était pas loin, mais c'est toujours avec un grand plaisir que je
le laisse affronter les difficultés qui sont pour moi des défis plus enrichissant que
ceux que j'ai rencontré ces derniers temps.
J'ai posé une dizaine de jours de vacances tout prochainement. Je pensais en
passer une grande partie en mer mais celle-ci s'annonce particulièrement furieuse
durant cette période.
Je ne sais donc pas encore ce que je vais en faire mais, comme d'habitude,
le moins je l'organise, le mieux ça se passe.
En vacances
Autre plaisir, qui lui n'avait pas été mis de côté depuis très longtemps, ce sont
les vacances.
Et après quatre mois de dur labeur, j'en avais bien besoin.
Je me suis donc organisé 10 jours de pause qui, comme il se doit, n'étaient en rien
organisés, et qui pourtant ont étés bien utilisés.
Premier jour, petit visite du quartier de Pedralbes à Barcelone où je n'avais pas encore
mis les pieds, suivi d'une après-midi à l'école Reial Monestir de Pedralbes
Ensuite, j'ai profité d'une accalmie dans le gros temps qui sévissait depuis plusieurs jour,
pour faire une longue sortie en voilier.
J'ai pris la direction de la Costa Brava, et j'ai posé l'ancre tout proche des magnifiques
falaises oranges qui bordent la côte non loin de Blanes.
Au lever du soleil j'ai eu droit à un superbe spectacle.
J'ai continué de longer la côte toute la matinée mais le vent était bien
retombé.
Comme le lendemain une nouvelle tempête s'annonçait, j'ai fait demi-tour en
revenant au grand ralenti et en bonne partie au moteur.
C'était une très bonne expérience. J'ai vu qu'il y avait des choses à améliorer pour
pouvoir passer plus de temps en mer et notamment une cuisinière à gaz pivotante pour pouvoir
manger quelque chose de chaud.
Les deux jours d'après j'ai été malade parce qu'il faisait bien froid en mer.
Ensuite j'ai fait une mini escapade dans la ville de LLeida, qui est à peu près au milieu de nulle
part, mais qui est assez jolie. Lleida
Un peu d'entretien et bricolage divers sur le bateau m'ont aussi bien fait plaisir. Il
mérite d'être bichonné le Pleiades.
Et il faillait que je finisse en beauté ces vacances.
Retour dans les montagnes mais cette fois-ci les Pyrénées.
Deux jours de marche en partant de la côte. Portbou
Partir de 0 metres d'altitude pour grimper une montagne c'est cool.
Très bonne marche sur un très bon chemin. Une végétation bien différente de ce dont j'ai
l'habitude car mélangée entre montagne et mer.
J'avais repéré sur la carte un lieu possible pour poser ma tente. j'espérais y arriver en
fin d'après-midi mais j'ai fait le dernier kilomètre à la lampe frontale à chercher
l'emplacement.
Le lieu était parfait. Un refuge en pierre sèche avec devant, une petite plateforme
en carrelage idéale pour installer ma tente. Et cerise sur le gâteau, la pleine lune.
Bon, elle était tellement lumineuse que j'ai presque pas dormi mais je peux pas lui
en vouloir.
Le lendemain, une fois mes affaires repliées, j'ai descendu par un autre chemin les pentes
des Pyrénées sur lesquelles je n'aurai posé qu'un pas, mais maintenant que j'ai commencé, il
faudra bien que j'arrive à l'autre bout.
En retournant au bateau, j'ai eu droit à un spectacle de drone
pour les 175 ans de la première ligne de chemin de fer espagnole entre Mataró et Barcelone.
Arrivé au dimanche, j'étais très satisfait de tout ce que j'avais fait et prompt à continuer
mon boulot à la con.
Entre Bienne et Saragosse
Depuis quelque temps, mon Papa n'est pas en bonne santé. Il était important que je
fasse un tour du côté de Bienne où se trouvent ma famille et mes amis de longue date.
Vielle ville de Bienne
Ce petit pèlerinage dans la ville où je suis né et où j'ai grandi a été fort en émotions.
J'y ai vu des amis dont je n'avais plus eu de nouvelles depuis que je suis parti de Suisse.
J'ai aussi pu voir mon frère, sa famille et ma Maman pour un repas qui n'avait pas eu lieu
depuis bien trop longtemps. Ça m'a donné des forces avant de revoir mon Papa.
J'ai pu passer un peu de temps avec lui. Il se trouve maintenant dans un établissement
médical spécialise et il ne lui reste plus aucun souvenir proche ou lointain.
Par bonheur, il m'a reconnu. Ça aurait été un grand choc si ça n'avait pas été le cas.
À part ça, il est faible, mais ne se plaint pas de souffrir.
J'ai été chamboulé un bon moment après cette rencontre.
Je le sais dans un lieu agréable, entouré de gens qui s'occupent bien de lui. Mais il est
dur de réaliser qu'on peut vivre toute une vie et ne même pas se souvenir qu'un proche est
venu vous rendre visite une heure auparavant.
À propos de proche qui vient vous rendre visite, une amie est venue passer quelques
jours à Barcelone et ça a été l'occasion de redécouvrir cette ville et passer deux jours
a Saragosse, chef-lieu de L'Aragon, et très jolie ville le long de l'Ebre.
LonjaBasilica de Nuestra Señora del PilarPalacio de Aljaferia
Ces derniers temps, je n'ai pas eu beaucoup de temps à consacrer à ce blog, ni à beaucoup
d'autres choses, car il faut que je passe plus de temps à étudier la programmation et les délais pour rendre les projets
sont de plus en plus difficiles à tenir.
Le projet que j'ai pu présenter la semaine passée
nécessitait un travail gigantesque. On devait se mettre à deux pour le rendre et mon
coéquipier en est l'auteur à 95%. Sans lui, je n'aurais pu le finir dans les temps,
ce qui aurait signifié mon exclusion de l'école.
Il me sera très compliqué d'aller jusqu'ou bout du cursus, mais plus je gagnerai de connaissances,
et le mieux ce sera. Je m'accroche de toutes mes forces.
El Tio de Nadal
C'est le troisième Noël que je passe en Espagne et le deuxième en Catalogne.
Et il y a des coutumes pour le moins étranges dans cette région.
Commençons par le Tio de Nadal (l'Oncle Noël).
Ici, l'on n'offre pas de gros cadeaux aux enfants le jour de Noël. C'est
plutôt le jour de la fête des rois.
Mais il existe une autre tradition.
On promène les enfants dans la forêt pour qu'ils découvrent le Tio de Nadal.
Pour quelqu'un qui découvre le truc, c'est une bûche avec un visage peint et
deux branches pour faire les bras. Préalablement, dissimulé par les parents. Mais ça,
il ne faut pas le dire. Tio géant du port
Une fois la bûche ramenée chez soi, il faut la nourrir jusqu'au 24 décembre.
Oui oui, on donne à manger à la bûche.
Le jour de Noël, les enfants chantent à tue-tête une chanson dont je cite le passage
le plus amusant: "Fais caca, oncle Noël !" Tout en tapant avec des bâtons sur cette pauvre
bûche.
Une fois la cérémonie terminée, les enfants auront le plaisir de découvrir que
tonton Noël a fait caca du nougat, des chocolat et de nos jours plutôt des petits
jouets préalablement dissimulés par les parents, mais ça, il ne faut pas le dire non plus.
Vous avez aimé le côté enchanteur de cette histoire?
Et bien vous allez aussi aimer le Caganer.
Faire des crèches se pratique beaucoup en Espagne et il y en a de magnifiques.
La tradition ici ajoute un santon, caché dans le fond de la scène.
Un petit berger qui fait caca. Le Caganer porte bonheur et toute crèche Catalane qui se
respecte se doit d'en posséder un.
Voilà à quoi ressemble mes fêtes de fin d'année.