2025 n'a pas démarré pour moi sous les meilleurs hospices.
Une heure après avoir fêté le passage à la nouvelle année, devant l'arc de triomphe de Barcelone,
je me suis fais volé mon sac à dos.
Il ne contenait pas d'objet de grande valeur ni de souvenirs irremplaçables mais quand même,
ça fait chi.
Remplacer le contenu et le contenant prend du temps, et on se retrouve avec du nouveau matériel
qui n'a pas encore été mis à l'épreuve et dont on est souvent déçu.
Ça m'apprendra à ne pas le laisser à mes pieds alors que je discute
avec quelqu'un à l'autre bout du banc.
Une semaine après j'ai commencé un nouveau boulot.
Enfin nouveau, c'est pas tout à fait le mot.
Ça reste toujours dans un grand open space, avec des bureaux et des chaises, des plantes vertes
et une machine à café.
Je commence ma troisième semaine de formation, et maintenant j'ai compris de quoi il s'agit.
Une entreprise nous confie la gestion de son parc informatique, et nous sommes là pour les aider
à récupérer leur mot de passe dans une grande partie des cas, mais aussi dépanner à distance leur
suite Office, Windows, l'imprimante, le réseau etc.
Ça n'a rien de très captivant mais bon, faut bien gagner des tunes des fois.
Autre nouvelle un peu plus réjouissante que les deux précédentes.
Ce week-end, avec ma camarade de classe, nous avons rendu le dernier projet pour passer dans le
cercle final de nos études.
Je peux donc maintenant participer au dernier examen et commencer le dernier projet avant la fin du
cursus.
Content de voir le bout de ce chemin qui m'aura tout de même pris deux ans et demi.
Je pourrai dire que j'ai terminé 42 mais pas que je suis développeur. Pour cela il faudra que
j'acquière de l'experience. Mais c'est un problème encore futur.
Autre nouvelle beaucoup moins réjouissante que les trois précédentes.
Je n'ai pas fait étalage de mes histoires de cœur depuis mon départ et pourtant il y en a
eu une.
Ç'aurait été pourtant plus captivant que bon nombre des articles que j'ai publié,
je vous le concède.
Oui je suis tombé amoureux, et j'ai vécu une histoire tumultueuse et intense avec une femme
dont je me suis profondément épris.
Pour citer Alfred Tennyson: "Mieux vaut avoir aimé et perdu ce qu'on aime que de n'avoir
jamais connu l'amour."
Pensée philosophique et cartésienne qui est la consolation de ceux qui l'ont perdu.
Reste les souvenirs qui, avec le temps, nous rendrons heureux.
Pas facile de finir cet article sur quelque chose de plus léger. La vie est faite aussi de
bas, et si j'ai créé ce blog ce n'est pas pour vous faire miroiter
que je me la coule douce au soleil en permanence.
Célébrons donc en ce jour, le sacre des très très riches, en espérant qu'ils causeront leur
perte sans entraîner la nôtre.
Trois ans en Catalogne
Des nouvelles un peu meilleures pour ce deuxième mois de 2025.
Tout d'abord, j'ai quitté mon travail chez Computacenter.
Ahhhh, quelle soulagement de quitter un travail qui ne nous plaît pas quand on en a la possibilité.
Et j'en ai la possibilité parce que j'ai trouvé quelque chose de pas forcément plus gratifiant
, mais plus léger. Du moins c'est ce que j'espère.
A partir du premier mars, je vais devenir réceptionniste pour le camping de Mataró.
Et oui je t'ai entendu pouffer en le lisant.
Déjà, c'est à Mataró, donc l'heure de voyage pour aller à Barcelone je la passerai dans mon lit.
Ensuite c'est un peu mieux payé, bon, en Espagne, entre les montants bruts et nets, il y a un
gouffre tel qu'il rend les salaires Suisse encore plus mirobolants pour ceux qui n'en ont jamais reçu.
Mais ici, pour 1500 euros par mois, tu t'en sors pas trop mal.
Donc voilà, moi qui ai souvent rêvé d'ouvrir mon propre camping dans le sud, et bien c'est une
expérience qui me rafraîchira l'idée ou me fera changer à nouveau de plan.
Au niveau des études ça avance. On s'est lancé dans le dernier projet du cursus avec ma
camarade habituelle et on a agrandit le groupe avec d'autres élèves car le projet en question est balèse.
Ce projet est simple si on s'en tient à son titre. Coder le jeu pong, qui est sans doute le
premier jeu vidéo jamais inventé.
Sauf que le sujet fait 30 pages.
On doit faire tourner ce jeu sur un site web, avec des accès réseaux complexes, codé en Javascript
et d'autres outils liés comme node.js, jouable par plusieurs
utilisateurs en ligne mais également par une intelligence artificielle, ainsi qu'une base de donnée sécurisée
par blockchain.
Moi non plus j'y comprend rien à ce charabia, mais nul doute que dans quelques mois je saurai
vaguement de quoi ça parle.
Quelques anniversaires:
Cela fait maintenant 3 ans que je vis en Catalogne.
Je l'ai célébré lors de la f'ete des lumières de Barcelone dont voici quelques clichés:
Deuxième anniversaire, et pas des moindres, Pleiades fête ses 40 ans.
Je ne connais pas son mois de fabrication et je ne suis pas certain de son année de naissance
non plus mais on doit à peu près y être.
Félicitation à lui. Il va se faire grattouiller la coque dans quelques semaines et je vais lui
offrir quelques dizaines de mètres de cordage et un bloqueur qui va me faciliter la vie en navigation.
Pas grand chose de plus à dire pour le moment mais on se tient au jus.
A bientôt.
Dernier examen de 42 réussi!
Une bonne chose de faite vendredi passé.
J'ai passé le dernier examen de l'école 42, qui consistait à créer un
serveur capable de gérer un chat avec des commandes simples.
Je n'aurai donc plus besoin de réviser pour ce genre d'épreuves dans cette école,
et je vais pouvoir me concentrer sur le dernier projet qui est en bonne voie.
Ce projet se fait avec des languages web. Il est très intéressant, et une fois réalisé,
je pourrai recoder tout mon site, qui ne sera pas différent de ce que vous avez sous les yeux,
mais il se servira d'une approche plus moderne et plus efficace.
Comme ce site est un peu ma vitrine en programmation, autant me servir de ce que j'ai
appris.
Au niveau du boulot tout se passe bien. Les vacanciers arrivent de plus en plus
nombreux et il devient parfois difficile de trouver une place pour les nouveaux arrivants.
Cela a été notamment le cas lors du week-end de Pâques où nous étions complets.
Nous avons dû inventer des petits coins pour loger tous ceux qui avaient réservé
et caser les opportunistes qui se pointaient à l'improviste. Facile à faire quand il s'agit
d'une tente ou d'une voiture mais plus complexe pour les caravanes de plus de huit mètres.
On peut d'ailleurs se demander à quoi ressemble la maison d'un propriétaire de caravane
aussi grande.
Comme la semaine passée j'ai fait sortir Pleiades de l'eau pour refaire l'antifouling
de la coque, j'ai eu l'occasion de tester le camping Barcelona.
La parcelle que je me suis attribué.
Pendant 4 nuits, j'ai dormi sur mon lieu de travail. C'est bien pratique quand on fini sa
journée de n'avoir que 100 mètres à faire pour rejoindre son lit, plutôt que les 20 minutes de
vélo dont j'ai l'habitude. En effet le camping de Mataró est assez éloigné de la ville et
je me suis acheté un vélo pliable en seconde main pour faire les trajets.
Le camping est assez confortable. Bien que situé proche d'une route fréquentée, de nuit,
on y dort plutôt bien. La piscine du camping.
Cela m'a permis aussi de découvrir à quoi ressemblait ce campement rempli,
car en effet, on sort assez rarement de la réception et entre l'emplacement que l'on indique
au client sur le plan et la façon dont il s'appropriera cet emplacement,
il y a parfois des choses surprenantes.
Il y a ceux qui se garent en diagonale pour se faciliter la vie lors des manœuvres mais
qui perdent beaucoup d'espace de ce fait. Ceux qui établissent comme un périmètre de
privacité avec des paravents, car ils veulent bien profiter du camping
mais ne veulent surtout pas avoir à discuter avec leurs voisins.
Et il y a ceux qui, au contraire, étalent au grand jour leurs sous-vêtements, invitent
le chaland à boire un coup ou à regarder le match.
Bien entendu on se regroupe par origine, les allemands d'un coté, les
hollandais de l'autre.
Mon bateau s'est donc fait chouchouter pendant deux jours.
Il fallait de toute urgence nettoyer sa coque, mais également bricoler une ou deux
choses qui ne pouvaient être faites qu'au sec.
Maintenant mon navire chéri est de retour à son amarrage. Tout beau, tout neuf.
J'ai bien entendu fait un tour en mer avec et il est vrai qu'il va plus vite
maintenant qu'il n'a plus à déplacer toute la vie qui s'accrochait à sa coque.
Pour les semaines à venir, je vais me consacrer à terminer mon projet à 42,
aussi penser à faire un saut en Suisse car cela fait un an que je n'y suis retourné,
et tâcher de ne pas perdre mon sang froid quand on viendra me demander, 5 minutes
avant que je termine ma journée de boulot, s'il est possible d'avoir une parcelle
avec vue sur la mer ALORS QUE JE SAIS TRÈS BIEN QUE TU N'Y JETTERAS PAS UN
OEIL VU QUE TU VAS PASSER TA JOURNÉE À BARCELONE ET QUE QUAND TU REVIENDRAS, TU VAS TE
COLLER DEVANT LA TÉLÉ.
ÇA M'ÉNÈRRRRRRRRVE!!!!!!!!!!!!!!
Oui c'est cette dernière mission qui sera la plus dure.
A plus
Il y a du changement dans l'air
Le premier changement est que j'ai arrêté de fumer depuis 47 jours maintenant.
Je suis devenu fumeur depuis mes 22 ans. L'école de recrues et ses longues périodes
d'inactivités m'y ont bien aidé.
Et en faisant le bilan maintenant, j'ai vécu plus d'années avec une clope au bec que sans.
En réalisant cela, cela m'a fait un choc.
Cela a été dur les premiers jours, surtout pour les cigarettes qui venaient après les repas
ou en accompagnement d'une petite bière. Mais là je n'y pense plus tellement.
Enfin, le fait de l'écrire, j'en fumerais bien une.
Autre changement, c'est que j'ai terminé mes études de programmation informatique.
Du moins, j'ai terminé le cursus principal de l'école 42. C'est le genre de métier
où il faut constamment se former.
L'évaluation du dernier projet a été particulièrement intense car mon équipe et
moi sommes tombés sur un évaluateur particulièrement tatillon.
Heureusement notre projet était très bien fait et nous avons eu une excellente note.
Le projet consistait à reproduire le jeu PONG avec une accès sécurisé à une base de données
pour les informations sur les joueurs
ainsi que la protection de leur données. C'est surtout de cette partie dont je me suis occupé.
Ce que l'on appelle le backend.
Une partie du code en Javascript.
Maintenant que ce problème est réglé j'aurai plus de temps pour moi et je peux être fier
d'avoir accompli tout le cursus principal de cette école. En France j'aurais obtenu un papier
correspondant à un certificat de programmateur mais il n'y a pas d'équivalent en Espagne.
De toutes manières le but pour moi n'était pas de faire carrière dans la
programmation informatique. Bien que je pourrais commencer à me lancer là-dedans, je voulais
simplement avoir des bases en développement de programme.
J'ai maintenant un assez bon niveau
dans plusieurs languages informatiques et c'est bien plus que ce que je cherchais au départ.
Autre changement, j'ai donné ma démission au camping pour la fin du mois parce que je commence à
en avoir marre. Répéter les mêmes choses jour après jour commence à m'énerver.
Je n'arrive plus à supporter toute la candeur et la bêtise qui se présente à moi chaque jour.
Je ne suis ni une maman, ni un guide touristique, ni un psy, donc si il est trop
compliqué de faire quelque chose par soi-meme dès que l'on est loin de chez soi, adressez-vous
à quelqu'un d'autre.
Dernier changement, et pas des moindres, il y a de fortes chances que je doive mettre les voiles,
au propre comme au figuré, du port de Mataró.
En effet c'est une claque que je me suis prise l'autre jour mais la concession du propriétaire à qui je louais
mon emplacement sera révolue à la fin de ce mois.
Donc il ne me reste plus que deux semaines pour savoir où sera mon prochain amarrage.
Et comme on est au mois de juin en méditerranée c'est un peu le scénario catastrophe.
Enfin bon, si j'avais cherché la simplicité, je me serais acheté un bus VW.
Et je déteste les gens en bus VW.
Préparation au départ
J'écris ce blog depuis Mataró où je peux encore rester au moins jusqu'à la
fin de l'année.
Après une petite alerte, j'ai eu la bonne nouvelle d'apprendre que j'ai un
peu le temps de préparer le futur, mais cela a été bénéfique, pour me
faire savoir qu'il était temps de
penser à autre chose et surtout aller voir ailleurs.
Mais tout d'abord régler les dernières choses que je veux encore faire en Catalogne.
J'aimerais bien aller faire encore un tour dans les Pyrénées et un petit week-end
à Andorre.
J'aimerais faire le tour d'une ou plusieurs îles des Baléares.
J'ai programmé aussi un séjour en Suisse.
Tout ça c'est le futur, qu'en est-il du présent?
Le Présent c'est que j'ai quitté mon boulot de réceptionniste depuis le premier
juillet et c'est très bien comme ça.
Je pense pas que j'aurais pu tenir plus longtemps.
Je redeviens petit à petit un vagabond, du moins je me remets dans cet état d'esprit.
Il faut que je pense à un autre port d'attache et pour l'instant mon idée
c'est de bouger en automne sur la côte atlantique andalouse.
Profiter d'un hiver encore plus clément que celui que je connais ici
me conviendrait à merveille. Histoire d'avoir un été d'un an.
J'ai commencé les recherches et on verra où cela me mène.
Il y à aussi une chose que je voulais faire depuis longtemps, c'est de dormir dans
un autre port.
J'avais déjà dormi à l'ancre ou à la dérive
mais jamais dans un autre port que celui de Mataró.
Je l'ai fait la semaine passée dans un port à 4 heures de navigation de Mataró.
La chose n'avait rien de compliqué en soit, il fallait juste m'amarrer
à un autre ponton que mon habituel. Mais c'était aussi l'occasion de voir quels papiers
je devais fournir et heureusement la réceptionniste m'a bien aidé
car je me sentais un peu gauche, comme un caravaniste qui arrive dans un
nouveau camping. Comme quoi il y a des gens qui sont fait pour aider les clients
et d'autres qui ne le sont pas.
J'ai choisi le port de Arenys de Mar, un port de plaisance à 20 km au nord de Mataró ou
j'ai passé une très bonne soiree et une très bonne nuit
Mon amarrage à Arenys de Mar.
Par contre ça a été une galère pour y arriver et en repartir car avec le vent de
face, je n'avançais pas.
Je connais bien ce coin là de la côte maintenant.
Sinon pour les brèves, je tiens toujours bon au niveau du tabac. J'ai encore des crises où
j'aurais envie de ramasser un mégot par terre mais en principe ça passe après un
moment.
Autre chose,
j'avais des amis de passage dans la région et ça m'a fait très plaisir de les voir
parce que la dernière fois c'était quelques jours avant mon départ de Suisse.
Les années passent vite mais heureusement l'amitié reste.
Pour terminer cet article je vous annonce donc que je serai en Suisse à partir du 20
juillet pour un durée encore indéterminée mais que j'imagine être une semaine ou 10 jours.
On se voit donc dans quelques jours là-bas, ou ici dans quelques semaines.
A bientôt
Escapade Helvétique
Petit retour aux sources.
Du 20 au 30 juillet j'ai fait une petite tournée en Suisse, et tu dois sans doute le
savoir vu que qu'on a dû s'y voir.
Les vacances les plus longues que j'ai prise depuis que j'ai un bateau, bon, ma vie n'est
qu'une longue suite de vacances, je me fait souvent l'impression de vivre comme un retraité.
Disons que c'était l'absence de mon bateau la plus longue depuis que je l'ai.
Pour l'allée, j'avais choisi la solution simple, rapide et bon marché.
On peut trouver des billets d'avion pour moins de 50 euros à 10 jours du départ
entre Barcelone et Genève. Je dis ça pour tous ceux qui n'ont pas encore franchis le cap ou qui
hésitent à le refaire. Mais je conseillerais pas trop de le faire en été.
Une heure et demie de vol avec une compagnie low cost où l'on a pas vraiment de place
pour ses grandes jambes, c'est supportable surtout quand je me remémore les trajets en bus
déglingués de l'Afrique.
Après cela, bien qu'on se trouve dans l'un des pays les plus sûrs au monde, on se fait détrousser
chaque fois qu'on sort son porte monnaie. Et c'est le billet de train qui est le premier signe de
dépaysement. Un trajet Genève-Yverdon est le même prix qu'un trajet Barcelone-Madrid en TGV.
Évidemment, une fois dans le wagon, c'est la classe. Si j'avais eu avec moi un ami
espagnol, il n'aurait sans doute pas été capable de comprendre qu'il existe une classe supérieure
à la deuxième.
J'ai toujours mon point de chute à Baulmes au dessus d'Yverdon.
C'est là que se trouvent encore quelques affaires à moi et où j'ai
une fidèle amie qui m'accueille à chaque fois avec une frigo plein de toutes les bonnes
choses qu'on ne trouve malheureusement pas en Espagne.
De la viande séchée et du fromage de milles sortes. Mais également de la
bonne bière, du bon vin, bref, tout ce qu'il faut pour se régaler.
D'une certaine façon je pourrai dire que j'ai eu la chance d'avoir une météo grise
et pluvieuse pendant ces 10 jours car c'était le prétexte idéal pour manger tout ce qui
me manquait horriblement, à savoir:
la croûte au fromage, croûte au fromage.
et la fondue. Fondue.
Mais bon la nourriture n'était pas le but premier, mais surtout de passer du temps avec
mes proches.
Et comme on m'a prêté une voiture, j'ai pu voir beaucoup de monde qui habite
parfois dans des coins reculés de la Suisse.
Vuisternens-devant-Romont.
Comme à chaque fois que je viens en Suisse, une de mes priorité est de voir mes parents.
Pour mon papa cela tombait très bien car il fêtait ses 76 ans durant mon séjour.
Avec ma tante, nous sommes allé lui rendre visite dans son home où il se porte assez bien.
Il a de l'appétit et bien qu'il n'aies pas pu se souvenir de mon nom, il
semblait aussi alerte que possible et avait un brin de conversation.
Ce qui est le mieux que j'ai pu constater depuis qu'il est là.
Verena, Erwin et Alexandre Geiser.
J'ai aussi pu passer un peu de temps dans la vieille ville de Bienne avec ma maman.
Vieille ville de Bienne.
Et aussi avec des amis dans d'autres coin de Bienne.
Macolin.
Mais aussi avec d'autres amis dans d'autres coins de la Suisse comme la Neuveville, Moiry,
Lausanne, Yverdon, et Morges. Le lac Léman.
D'ailleurs j'aimerais bien que ceux que j'ai vu, déménagent dans d'autres régions car
une fois de plus, je n'ai pas pu m'aventurer dans les Alpes, donc merci bien de vous acheter un
chalet dans le Valais, le Tessin ou les Grisons dans les plus brefs délais.
J'ai donc pu voir beaucoup de monde et je vous remercie tous pour votre accueil.
Je suis retourné en Espagne et cette fois-ci avec la solution compliquée, longue et chère,
en Flixbus, c'était le plus abordable avec une gros bagage que je voulais reprendre depuis la
Suisse. 12 heures de trajet où il a fallu faire des arrêts dans des
bleds comme Annecy ou Béziers.
A mon retour au port de Mataró, j'ai retrouvé mon bateau et vu qu'ils avaient
installé un panneau Mataró.
Mataróllywood.
A bientôt, en Suisse, en Espagne ou ailleurs.
Andorre
Depuis le temps que je vis si proche de cette principauté, il était temps que j'aille y faire
une petite visite.
Enfin, si proche, c'est quand même pas à côté. Une heure de train jusqu'à Barcelone et
trois heures de Bus jusqu'à Andorre-la-Vielle. Oui oui, ça sonne bizarre en français mais c'est
bien ainsi que se nomme le chef-lieu de cette région. Andorre-la-Vieille
Une fois quitté la gare routière de la capitale, on se retrouve rapidement
dans le centre ville et là, soit on est venu pour faire du shopping et on se dit que c'est
le paradis, soit on est venu dans l'idée de découvrir une région qui sur le papier semble
une charmante destination de montagne et là on est immédiatement déçu.
En effet, Andorre est une destination prisée avant tout pour ses duty-free.
Une grande avenue commerçante s'étend sur plusieurs kilomètres où l'on
a l'impression de se trouver dans un hall d'aéroport avec ses boutiques de tabac, d'alcool,
de parfums, enfin vous avez tous déjà pris l'avion, vous pouvez vous faire une assez bonne image
d'Andorre-la-Vieille. De plus la ville est encaissée entre des sommets 1500m plus hauts donc
c'est une cuvette.
Bon de toutes manières je n'étais pas venu pour faire des achats. Après avoir trouvé un
sandwich et une bouteille d'eau, j'ai vite pris la poudre d'escampette pour suivre
la première gorge qui se présentait à moi.
Après les premiers cinq kilomètres - où l'on croise encore pas mal de couples de touristes
qui ne semblent pas vraiment profiter du moment car on sent que l'un des deux à dû beaucoup
insister pour que l'autre le suive et qu'il entend régulièrement son ou sa partenaire
lui dire "faut qu'on se dépêche sinon on pourra pas passer à la bijouterie" - je me retrouve
donc dans une ambiance qui convient plus à un randonneur.
Vall de Vilara
Pour une fois, j'avais demandé à une IA de me planifier un itinéraire, mais ses réponses ne
m'ayant pas convaincu, je me suis donc lancé un peu à l'aveuglette.
Au final je suis pas trop mal tombé car j'ai longé la rivière Valira del Nord quasiment jusqu'à
sa source.
Montée relativement simple, pleins de petits ruisseaux où se tremper les pieds, des
petites chapelles et moulins très mignons. Parfois même des sculptures en fer car cette région
en produisait beaucoup à une époque révolue.
Seul petit bémol, je suis toujours au bord de la rivière et je vois donc
les montagnes depuis le bas. Ce qui dans cette région très encaissée est un peu frustrant.
Je préparerai mieux mon coup pour le jour d'après.
Toujours est-il qu'au bout de 7 heures de marche il faut que je pense à faire
demi-tour.
Pour cela Andorre est bien organisé, il y a des bus qui circulent dans tous les
coins régulièrement et quand le chauffeur vous dis que le billet coûte 20 centimes d'euros,
quand on a un peu pris les cars postaux en Suisse, on est obligé de demander de répéter le
montant car ça semble irréel.
J'avais réservé un lit dans un dortoir d'Andorre-la-Vieille et c'est donc là
que j'ai fait une petite toilette avant de faire un tour en ville pour voir si éventuellement
il n'y a pas un quartier digne d'intérêt.
Après un peu de recherche, je trouve le quartier historique.
Sans mentir, deux ruelles, une église, et la mairie.
Je sais qu'on est pas à Rome mais tout de même, ça manque un peu de charme. Andorre-la-Vieille.
Une petit souper, une bonne nuit de sommeil et de bon matin me voici de
nouveau en mode explorateur.
Ayant cette fois-ci un peu mieux préparé mon coup, je prends un bus
jusqu'au village de Encamp et de là, grimpe rapidement, histoire de voir cette
fois-ci Andorre depuis le haut. Car oui, le jour précédent j'étais arrivé très proche
de la frontière française et dès qu'on prend un peu de hauteur on peu voir l'entier du pays
en faisant un tour sur soi. Cap dels Agors.
Les paysages sont magnifiques et j'en prend plein les yeux mais aussi plein les pattes.
En effet ils ne connaissent pas les zigzags et les pentes sont raides comme des murs.
Un point positif c'est qu'il y a régulièrement des refuges très bien aménagés donc il m'aurait été tout à
fait possible de dormir dans l'un d'eux sans dépenser un centime. Autre point positif, je suis tombé
sur le bosquet à framboises le plus fourni que j'ai jamais vu. Je pouvais les récolter par poignées!
Je m'en suis rempli le ventre comme il se doit avant d'affronter une paroi rocheuse que je
voyais venir depuis un moment et qui m'a fait suer à grosse goutte.
Cap dels Agols (2915m).
Du sommet la vue est magnifique, des petits lacs de ci de là, des vaches et des chevaux.
Et même des marmottes qui me font un petit coucou qui me fera vraiment très plaisir. Vall del Madriu-Perafita-Claror.
J'en suis à 4 heure de marche dans les pattes, 10 km au compteur et 1400m de montée et
même pas à la moitié de mon épopée.
Redescendre à Andorre-la Vieille ce sera 18 km de plus, 1700m de descente et 4h30 de marche en plus.
Comme les pentes sont tout aussi raides au retour et que je suis parti sans bâtons,
mes rotules hurlent de douleur à chaque pas et mes chaussures de marche sont les mêmes avec lesquelles
je suis parti de Suisse il y a 4 ans, il va de soi que j'ai des cloques aux talons qui
font la taille d'un gouffre.
Malgré ces douleurs le chemin est magnifique et longe la rivière Madriu. J'arrive clopin clopant
en ville d'Andorre où je saute dans le bus qui me ramène à Barcelone.
Il va de soi que je serai parfaitement incapable de marcher ne serait-ce que 100 mètres
le jour suivant mais malgré mon manque de pratique en randonnées ces dernières années, je
constate que j'ai encore de beaux restes.
Pour les autres nouvelles pas grand chose à signaler. Je continue mes recherches
d'un nouveau port et maintenant que les grandes chaleurs sont passées, je navigue un
peu plus régulièrement.
A plus!
Le plan se met en place
Après un mois de réflexions et de doutes. Allant jusqu'à me demander si je n'allais
pas revendre mon bateau et revenir en Suisse. Pourquoi j'étais parti et si ma vie n'était pas
plus simple avant, j'y vois désormais un peu plus clair.
Déjà que je vous ai fait patienter un mois pour sortir un nouvel article, je ne
vais pas vous faire poireauter jusqu'à la fin de l'article, la réponse qui s'est imposée à moi est:
Valence
Mais oui, mais cela me semble tellement la bonne idée que je me demande
comment je n'y ai pas pensé plus tôt.
Déjà Valence c'est vachement bien.
J'y passé quelque temps lors de deux voyages et je m'y suis toujours plu.
Barcelone c'est trop grand et trop peuplé.
Valence c'est moins stressant, moins de compétition pour trouver un logement ou un travail et moins de touristes
donc des prix plus abordables pour se loger et se restaurer.
Valence est une ville dynamique, avec une grande offre culturelle, mais aussi une ville
en pleine croissance donc des boulots intéressants pour ceux qui s'y
intéressent.
De grands espaces verts, la capitale de la Paella, la mer, non, cela semble vraiment un bon
plan.
Je pourrais postuler à l'office du tourisme avec un speech pareil.
Mais comment en suis-je arrivé là? vous pourriez me demander.
Très bonne question! je vous répondrais.
Parti sur frêle esquif mardi dernier de bon matin, je me rendis au large avec pour ligne de mire
les îles Baléares.
Ni plus ni moins que 120 milles nautiques soit 222 kilomètres.
Comme ça le gars, il fonce au large, tranquilou tout seul.
Comment vous narrer ce départ légendaire. Un vent soutenu à 15 nœuds avec des
rafales à 20. Cap au 180° soit plein sud. Toutes voiles dehors avec le rivage qui s'éloigne
rapidement. Le loch m'indique qu'au bout de quatres heures à ce rythme, je me suis déjà plus
éloigné de la côte que jamais au paravent.
La perfection.
Le rythme soutenu c'est bien, mais des fois on aimerait que ce soit juste un poil mois soutenu
pendant un moment, histoire de relâcher la concentration et faire quelques pas dans la pelouse.
Deux heures plus tard le vent tournera et se calmera un peu.
Le cap change et je me retrouve tout au sud du port de commerce de Barcelone, loin loin de lui
mais toujours visible. Surtout de nuit car il est bien éclairé.
Là le vent s'arrête complètement.
Je baisse les voiles et comme je suis loin de tout traffic maritime, c'est le moment de manger
un peu et essayer de faire une sieste.
Sauf que je suis à la dérive, c'est à dire que seul les vagues et le courant me portent
et rapidement le bateau se fait secouer par les vagues sans que ne puisse rien y faire.
J'essaie tout de même de me reposer un peu. Ne serait-ce que fermer les yeux et rester couché.
La nuit est belle et le ciel est très étoilé maintenant que je suis loin de toute source lumineuse.
Au milieu de la nuit le vent semble s'être levé un peu.
Je remonte les voiles et refile de nouveau plein sud avec un vent idéal qui me permet d'avancer
rapidement et à nouveau droit sur les Baléares.
Difficile de m'en rendre compte en pleine nuit mais à ce moment là je ne vois plus la côte.
Peu de navires à l'entour.
C'est une nuit sans lune donc impossible de savoir si il y a un obstacle devant soi mais
à cette distance de la côte, il y a
peu de chance de se retrouver dans un fillet de pêcheur ou encore moins un rocher car le fond de la mer
à cet endroit est de plus de mille mètres.
Au lever du jour le vent est de nouveau totalement retombé.
A nouveau me voici à la dérive et il m'est impossible de me reposer ou essayer de me faire
à manger quelque chose de chaud.
L'estomac presque vide et extrêmement fatigué, je me sens mal.
Couché dans le cockpit et les yeux au ciel, je réfléchis à ce que je vais faire de mon futur
et je ne saurais pas expliquer pourquoi mais justement Valence s'impose à moi. Et dans l'insomnie
et l'état de fatigue avancée dans lequel je me trouve, l'idée de rejoindre cette
ville me semble de plus en plus évidente pour tous les arguments que j'ai déjà fournis plus haut.
Je suis à bout de force mais d'une manière je me sens soulagé d'avoir répondu à
cette question qui m'obsède depuis des mois, c'est quoi la suite du plan.
A ce moment là je commence à réaliser où je me trouve en ce moment précis.
Tout autour de moi il n'y a que de la mer. Pas une seule terre ni aucun navire. Je fais le tour sur
moi-même plusieurs fois pour profiter de cet instant où je suis totalement seul au monde et
sans possibilité de communiquer avec qui que ce soit ni de quelque manière que ce soit.
C'est un moment de paix et un moment un peu angoissant aussi.
Si il m'arrive quoi que ce soit personne n'en saura jamais rien.
Que faire maintenant? J'avais regardé la météo avant de partir, je savais qu'en ce jour
il y aurait peu de vent sur la côte mais j'espérais qu'en pleine mer, une brise se lèverait.
J'ai franchis le tiers de la distance qui me sépare de l'île de Majorque. Ai-je assez de
carburant pour la rejoindre?
Je me sens toujours mal. Je ne me vois pas m'enfoncer plus
loin dans cet état.
Ce qui me manque pour pouvoir continuer c'est un compagnon de route qui
pourrait faire la cuisine pendant que je navigue ou qui tienne la barre pendant que je me repose.
C'est aussi une réflexion que j'ai eu. J'ai toujours su que je ne resterais que le temps
nécessaire à Mataró et ne me suis pas vraiment investi dans une vie sociale. Juste quelques collègues
de travail ou voisin de ponton mais pas de relation profonde d'amitié.
C'est ce qui je voudrais faire maintenant. M'investir dans une nouvelle aventure qui ne serait pas
quelque chose de complètement solitaire mais au contraire qui me permettrait de créer des liens plus
profond.
Je rallume le moteur et met le cap plein nord. Pleiades cesse de tanguer dans tous les sens et
mon état de santé s'améliore rapidement.
Mon bateau n'est pas rapide au moteur et en repassant à allure réduite pratiquement sur le même
trajet que j'ai parcouru, je réalise que j'ai quand même parcouru une sacrée distance. Difficile de se
rendre compte de sa vitesse en pleine nuit car on ne voit pas son sillage mais là c'est évident.
J'ai vraiment fait une moyenne de dingue dans le noir.
Il me faudra au moins 5 heure avant de commencer à deviner les côtes espagnoles.
A son approche un groupe de dauphins passera à courte distance de mon bateau, puis les premiers
oiseaux de mer apparaîtront en train de pêcher.
Après une journée complète au moteur je rejoins le port de Mataró au coucher de soleil.
Ce n'est jamais agréable ni très valorisant que d'abandonner une aventure en plein milieu. J'en
ai déjà fait l'expérience en montagne. Mais il faut respecter ces deux éléments qui sont plus forts
que nous et aussi savoir écouter son corps.
Ce fut tout de même une expérience inoubliable et c'est ce qui compte. De plus j'ai mis un peu mes idées
au clair et ça, ça n'a pas de prix.
Je me suis donc mis à la recherche d'un port dans la communauté valencienne et les choses
semblent assez bien se présenter.
Je vous tiendrai au courant de la suite des événements.
Quatre ans
Encore une année de plus depuis mon départ de Suisse.
Avant de parler des prochaines aventures, je fais un petit retour en arrière. Cette semaine
j'ai obtenu mon diplôme de fin d'études de développeur.
Après une petite cérémonie au sein de l'école 42, j'ai pu clore ce chapitre qui est
un assez grand pas sur mon chemin un peu chaotique mais qui va bien mener quelque part.
Une petite coupette de champagne, un feuilleté, un pull en souvenir et le tour
était joué. Don't panic est l'un des slogans de l'école.
Je suis retourné plusieurs fois à l'école depuis la fin de mon dernier projet, dans l'idée de
rendre un projet hors cursus, mais je ne pense pas pouvoir le finir avant mon départ de Catalogne qui
va arriver très bientôt. J'en parlerai un peu plus loin.
Lundi passé j'ai très mal commencé ma journée. Le genre de démarrage où tu te demandes si il
ne vaudrait pas mieux retourner au lit.
Revenant à mon bateau après une petite douche, un voisin m'aborde en me demandant si je suis
satisfait du vol de sa trottinette ? ! ? ! ?
Ne voyant pas de quoi il parle, il en vient directement à la conclusion que je suis le
voleur de sa trottinette et que les caméras de surveillance du port prouvent que je suis bien
l'auteur de l'odieux larcin. Oui oui, on parle bien d'une trottinette. Moi qui déteste ces engins,
qui me semblent plus dangereux que pratiques, je suis accusé d'en avoir dérober un.
Tombant des nues et pourtant ne me dégonflant pas, j'invite mon accusateur à aller au poste de
surveillance pour voir de quoi il en retourne.
Personnellement, si la personne que je suspecte de m'avoir volé un objet m'emmène au poste
de sécurité, je commencerait pas me demander si je ne me suis pas trompé, mais cela n'a
pas traversé l'esprit de la personne lésée.
Arrivant devant le bureau de la sécurité, mon accusateur, qui ne m'en laisse pas placer une,
alpague le premier sécu qui se pointe et lui demande de nous
confirmer que je suis bien le criminel le plus recherché du port. On parle toujours d'une trottinette
attention. Et là j'en perds ma mâchoire car en effet, le bonhomme confirme qu'il m'a bien reconnu
sur les caméras.
Je me pince pour vérifier que je ne rêve pas et l'on se rend à la capitainerie où, à peine franchie la
porte, ce charmant monsieur me présente comme le voleur de rien de moins que sa trottinette.
La préposée présente n'en aura absolument rien à battre, ce qui est la première réaction sensée
depuis le début de cette histoire.
On sort du bureau et j'essaye de lui faire entendre que je n'ai rien à voir avec cette trottinette
, mais difficile de communiquer avec quelqu'un d'aussi convaincu. Ce serait comme essayer
de faire comprendre à un complotiste que la terre est ronde.
L'histoire s'arrête donc là pour le moment. La police, d'après ce que raconte
monsieur trottinette, possède l'enregistrement des caméras et je me tiens à la disposition de la
justice, si elle a du temps à consacrer au vol de trottinette par des Suisses de presque 50 ans.
Bien que j'ai la conscience assez tranquille sur cet événement, c'est quand même le genre
de chose qui te fait turbiner l'esprit à toute vitesse en imaginant tous les scénarios possibles.
Et ce n'est pas le jour où j'ai envie de me compliquer la vie avec des choses aussi futile car j'ai
une grande mission qui m'attend.
Il faut que je prenne un bus pour me rendre dans la communauté Valencienne pour finaliser
la location du nouvel emplacement de Pleiades.
J'ai choisi le bus car le train est plus cher si l'on s'y prend au dernier moment.
Quatre heures de route plus tard, qui passeront assez vite, et j'arrive à Valence où
je passerai la nuit.
Le matin suivant je prends un train pour Borriana ou Burriana en valencien.
Il y a peu de port dans la communauté Valencienne et ils sont donc plus chers que les catalans
donc un port dans la capitale me coûtait trop cher.
Burriana se trouve à 1h30 de train de Valence et ensuite il faut une petite heure de marche
pour rejoindre Burriananova qui sera mon futur port d'attache.
Oui c'est un peu loin de tout, mais j'avais envie de m'éloigner des grandes villes et me
retrouver à Valence même aurait été un peu trop similaire à ma vie Barcelonaise.
De toutes manières le port et mon futur logement seront deux choses différentes à court terme.
En tout cas c'est ce qui est prévu dans le plan.
De plus, assez proche, se trouve la ville de Castellon de la Plana, qui peut être un endroit
sympathique pour y vivre ou travailler.
Le port de BurrianaLe futur emplacement de PleiadesLa communauté valencienne
J'ai donc pu finaliser les derniers détails de la location de l'amarrage que j'ai pris pour un an, là
aussi pour des raisons de prix et j'ai pu redécouvrir le port que j'avais déjà vu
il y a presque quatre ans lors de mes recherches d'un navire pour y vivre, et jeter un œil au village
de Burriana qui, pour le peu que j'en ai vu, n'a rien de particulier, mais où il y a tout ce qu'il faut pour
vivre et qui a l'avantage d'être plat, donc en vélo, il me sera facile de m'y déplacer.
Après ça je suis retourné à Barcelone par le même chemin qu'à l'allée.
Je parle de tout ceci au singulier, mais je devrais en parler au pluriel et c'est ce qui va arrivera
désormais dans la suite de mes articles si tout se passe comme prévu.
Je ne suis pas seul pour démarrer cette nouvelle vie.
Cecilia, que je fréquente depuis pas mal de temps et qui est la fille dont
j'avais parlé en début d'année en disant que c'était de l'histoire ancienne, et bien nous avons
continuer à nous fréquenter. Et comme elle aussi en avait marre de Barcelone, nous avons
décidé de commencer cette aventure ensemble.
Bien que vivre à deux dans mon bateau ne sera pas des plus simples au quotidien, nous
partirons du même point. Nous ne connaissons personne là-bas, n'avons pas de travail et ne connaissons
pas la région, donc nous partons d'une page blanche, ce qui est à mon avis, la meilleure base possible.
A voir ce que l'avenir nous réserve mais je suis confiant à la fois sur notre relation
et sur l'avenir.
Je prendrai plus de temps pour vous présenter Cecilia et notre nouvel environnement dans mon
prochain article, car le grand départ est proche. Selon la météo je prendrai la mer ce week-end
et j'estime qu'il me faudra 3 jours et 2 nuits pour aborder Burrinanova.
Voilà donc où j'en suis en ce moment, je recommence donc une nouvelle vie avec de
nouvelles aventures et je m'en réjouis.
Je vous souhaite le meilleur et j'espère vous voir dans la communauté valencienne très bientôt.
Début d'une nouvelle vie
Nous voici maintenant installés dans le port de Burriananova, qui appartient à la ville de Burriana, dans la province de
Castellón, dans la communauté Valencienne.
Beaucoup de choses à raconter lorsqu'il y a tout à découvrir et à apprivoiser son nouveau lieu de vie.
Commençons par le commencement.
Comme je l'ai annoncé dans mon précédent article je ne suis pas venu dans ce coin tout seul.
Cecilia, ou Ceci pour les intimes, a fait le voyage avec moi. C'est une femme que j'ai apercu
à l'école 42. Elle vient d'Argentine et s'est installée à Barcelone à peu près au même moment où je
suis arrivé à Mataró.
Nous nous sommes connus à l'école qu'elle n'a malheureusement pas poursuivie et nous nous sommes fréquentés
de façon sporadique puis de plus en plus fréquemment.
Notre relation a toujours connu des hauts et des bas. Un peu comme toutes les relations. Mais
nous avons toujours été un soutien l'un pour l'autre dans les moments difficiles, oui malgré que tout
semble se passer pour le mieux pour moi, il y a des fois où l'on se demande si on a bien fait de s'éloigner
de ses racines, si la vie que l'on vit est-elle meilleure que celle d'avant, parfois on a le blues en
pensant à ses proches. Mais on s'est toujours appuyés et les difficultés de toutes sortes nous ont
liés. Cecilia
Ensemble nous avons explorés différents endroits de Barcelone et de la Catalogne. Découvert
la culture locale et participé à de nombreux événements.
Mais il était clair pour les deux que Barcelone n'était qu'une étape sur notre chemin et
que ne voulions pas nous installer définitivement à Barcelone.
Mon idée de venir dans la communauté Valencienne lui plaisait également. Donc nous nous sommes
préparés pour faire ce saut ensemble le 1er novembre.
Se rendre de Mataró à Burriananova sur le papier n'a rien de bien compliqué, mais sur le papier
il s'agit juste d'une zone bleue à traverser. Dans la réalité il s'agit tout de même de naviguer pendant
2 jours et 2 nuits en mer.
Nous avions fait des courses le jour précédent. Suffisamment à boire et à manger, le reservoir d'eau
rempli à raz-bord, les cartes météo à jour, des piles pour les lampes de poches, chacun son gilet de
sauvetage à portée de main, les ports de départ et d'arrivée au courant de notre périple. Donc toutes
les chances de notre côté, toujours sur le papier.
Sortant du port de Mataró après avoir fait le plein de carburant, j'ai fait mes adieux à
cette région en la voyant s'éloigner petit à petit.
Pour Ceci, cette aventure était une épreuve. Les quelques fois où nous avons navigué, elle
était victime de mal de mer. Nous avions prévu le coup cette foi-ci en emportant des pastilles
pour soulager ce malaise.
La navigation étant moins chaotique au moteur, mon second, ou ma seconde si on peut dire ainsi,
supporta bien le trajet.
Nous passons le port marchand de Barcelone et lorsque le soleil se couche, nous longeons l'aéroport de BCN.
Tout se passe à merveille.
Un Cargo.Couché de soleil sur Barcelone.
Nous avions deux options à ce moment là. Longer la côte ou partir en ligne droite. Nous choisirons la ligne droite
ce qui sera le mauvais choix comme vous le découvrirez plus tard. La ligne droite s'éloignant à bonne distance de la terre.
Durant la nuit pas de vent. Ce qui me stress un peu car je vois le niveau de carburant baisser de façon alarmante.
Nous faisons des quarts de deux heures et nous dormons dehors, ce qui me permet d'être rapidement alerte si besoin.
Évidement nous dormons mal et peu mais voyant que nous faisons bonne route nous ne nous en soucions pas tellement.
Lors de mon dernier quart, je sens une brise se lever. De quoi me donner envie de sortir les voiles lors de la relève.
Une fois Ceci réveillée, je mets mon gilet et mon harnais et me prépare à hisser les voiles.
Mais je ne me suis pas rendu compte à ce moment là que le vent se renforce de plus en plus et trop pour naviguer à la voile
en toute sécurité.
J'arrive à hisser la grand-voile avec deux ris, donc le minimum de toile et je sors un bout de génois, la voile
d'avant. L'opération est très complexe, il faut se mettre face au vent et il y a de telles vagues que nous ne parvenons pas à
conserver un cap stable. Nous faisons plusieurs 360° en tentant de nous rendre maître de cette mer qui est de plus en plus
forte.
Voyant qu'il est vain d'espérer naviguer à la voile à ce moment là, je baisse toutes les voiles et nous bloquons
la barre sur un cap qui nous permet de ne pas se faire submerger.
Le soleil est bien levé à cette heure, ce qui nous permet de constater qu'on se trouve dans une mer démontée.
Et je ne le dis pas pour faire du sensationnalisme. Les vagues font plus de 3 mètres, les rafales de vents sont à plus
de 50 nœuds soit 93km/h, un bon 8 Beaufort. Bref, un temps à ne pas être en mer.
Bien que toutes les 30 secondes nous nous prenons une vagues en plein visage, détrempés jusqu'à l'os, agrippés à
tout ce qui est agrippable, à bout de force, nous gardons notre sang froid. Tant que le moteur tourne et nous permet
d'affronter ces murs qui se précipitent sur nous de toute leur puissance avec un angle adéquat, nous survivrons à cette épreuve.
J'avais vu sur mes relevés météo que cette tempête se trouvait sur notre route, mais elle est arrivée 6 heures plus
tôt que prévu et nous sommes à ce moment trop loin de la terre pour avoir des nouvelles fraîches.
Nous passerons deux heures dans cette mer furieuse.
Bien que ce soit un moment angoissant, il y a de la beauté dans ce que l'on voit. Faire partie de cet
élément indomptable qu'est la mer, qui rugit de toute sa force.
Petit à petit le vent se calmera. Ce qui est une bonne chose car nous avons très froid et Ceci ne se sent pas
bien, ce qui est plutôt normal dans ces conditions.
Nous nous rapprochons de la terre et bien que le niveau de carburant est au plus bas, je suis confiant de pouvoir
atteindre un port où faire le plein.
Le pire étant passé, nous pouvons mettre des habits secs et prendre un peu de repos avant d'atteindre le port de
Benicassim.
Lors de la tentative de navigation sous voile, mon génois s'est entortillé et je le constaterai une fois à
Burriana, il est également décousu donc inutilisable.
Une fois le plein fait, nous reprenons la route et longeons la côte. Nous sommes dans la communauté Valencienne à
présent et nous pouvons de nouveau reprendre nos quarts lors de la dernière nuit.
Nous arriverons à 5h du matin au port de Burriananova. Content de pouvoir mettre le pied à terre et de passer une
nuit au calme.
Voilà comment nous avons atterri ici.
Alors ici, j'aurai tout le temps d'en parler, mais dans les grandes lignes, c'est le royaume de la mandarine.
Toute la campagne environnante n'est que mandariniers à perte de vue.
On ne va pas s'en plaindre vu que c'est justement la période de la récolte et qu'on en mange un kilo par jour.
Mais en dehors de la saison, cela doit être un peu monotone.
On s'approprie le port petit à petit et nous faisons connaissance de nos voisins qui ont l'air très charmants. J'ai
une bonne première impression des Valenciens qui ont l'air facile d'approche et sympathiques. Le port de Borriana.
Depuis que nous sommes arrivés, nous avons résolu toutes les formalités pour être résident, ce qui nous a pris
un certain temps, et nous avons achetés des vélos pour pouvoir nous déplacer plus facilement. Il n'y a pas de transports en
commun entre la ville de Burriana et le port et cela prend 20 minutes à vélo pour faire le trajet.
Nous avons fait un saut à la Ville de Castellón. et aussi aux villages de Nules et La LLosa.
Nules.L'étang de Nules.
Donc les choses se mettent en place peu à peu. On prend nos petites habitudes comme par exemple
le grand marché le dimanche au port. Ou où trouver le meilleur pain et l'œuf le moins cher.
Pas de grandes préoccupations. C'est un luxe que peu de personnes ont.
Je vous souhaite de ne pas en avoir non plus ou le moins possible.
Et je ne le dis jamais, mais merci de suivre mon blog et n'hésitez pas à me le faire savoir.
A plus.
Comunitat Valenciana
Tout se passe plutôt bien par ici.
Nous sommes maintenant installés et avons amélioré notre comfort dans
Pleiades. Difficile de pousser les cloisons de ce navire mais nous avons réussi
à nous organiser un petit coin, pour s'occuper chacun pour soi sans être toujours
l'un sur l'autre.
La cabine à l'avant du bateau est le bureau de Ceci. Elle y a son ordinateur
portable et ses affaires personnelles, et peut s'y isoler quand j'ai envie de
regarder une série en français par exemple.
Le carré, qui est l'espace de vie principal du bateau, me sert de bureau quand
j'étudie du code mais aussi l'endroit où l'on mange le soir, où l'on cuisine et où l'on
regarde des films ou séries avant de nous coucher. En ce moment nous découvrons la
série Squid Games que nous aimons beaucoup.
La cabine arrière est notre chambre à coucher. C'est la plus large et la plus longue.
Nous avons aussi fait un peu de rangement dans l'espace salle de bain et nous pouvons
à présent nous y laver les dents et les mains alors que jusqu'à présent nous utilisions
le lavabo de la cuisine pour cela. Donc on est plus à l'aise et chacun se sent
le plus chez soi possible sans se marcher dessus.
Quelques changements aussi à l'extérieur. Avec du tissus nous avons créé
une sorte de bulle qui nous offre un espace supplémentaire pour manger dehors
par exemple ou pour nous détendre lorsqu'il fait gris.
Nous avons également hissé la bannière de nos deux pays.
J'ai donné à réparer ma voile et j'espère la recevoir bientôt car j'ai hâte
de découvrir la côte Valencienne que nous n'avons pas encore vu de jour.
Au niveau du port, nous continuons de faire connaissance avec nos voisins
et plusieurs grillades sont prévues prochainement.
Un petit bémol, c'est que nous nous réjouissions de vivre dans un port de pêche
histoire de se nourrir de produit frais qui nous tombe directement
dans la bouche, mais malheureusement, la réalité est plus sombre.
Il y a en effet une flotte d'une vingtaine de bateau de pêche de taille moyenne
qui sort chaque jour en mer, mais ils ne reviennent pas plein. Les prises sont maigres
depuis des années, d'après ce que nous disent les locaux, sans doute
dû à la surpêche, mais également à la détérioration de l'habitat des poissons. Le marché
de Burriana n'a qu'une maigre échoppe de poissons, et les supermarchés du
coin vendent des produits qui viennent souvent de loin.
Autre sujet plus léger, nous continuons notre exploration
de la communauté Valencienne. Voici quelques photos de nos dernières
découvertes:
Théâtre de Sagunt.Castillo de Sagunt.Castillo de Sagunt.Almasora.Villareal.
Ceci et moi sommes bien actifs à la recherche d'un travail, mais pour l'instant sans
grand succès. Nous agissons sur deux plans.
Recherche d'un boulot peu qualifié, mais proche de Burriana.
Recherche d'un boulot en programmation sur Castellón, Valence ou à distance.
Pour cela nous continuons d'apprendre et nous perfectionnons nos acquis car
c'est un boulot où il faut toujours se tenir à jour.
Ceci est focalisée en ce moment sur la manière de créer une application et
pour ma part, j'apprends React, qui est une bibliothèque pour créer
des interfaces utilisateurs dynamiques et modernes.
Les visiteurs les plus actifs sur mon site, auront déjà découvert la
nouvelle mouture de la page "code". Et de nouveaux gros chantiers sont
en préparation sur mon site car pour l'instant il est fait avec une méthode
ancienne, et j'aimerais que chaque onglet soit codé d'une manière différente.
En tous cas je prends toujours beaucoup de plaisir à améliorer ce site et j'en suis
de plus en plus satisfait.
Voilà donc pour les dernières nouvelles.
Ceci sera en Allemagne pendant les fêtes de Noël où elle retrouvera une partie de sa famille.
Ici, pas de Tio de Nadal ou de Caganer, juste des décorations comme il
y en a partout, donc des fêtes standard pour cette année.
J'écrirai un petit article quand on y sera.
P.S. J'ai un nouveau numéro de téléphone: 0034 643 97 19 51.
Ciao.
Bon Nadal
Un mini article pour souhaiter de bonnes fêtes à mes fidèles lecteurs.
Ici il fait encore assez chaud pendant la journée mais frisquet le soir.
Quelques décorations dans les rues et des sapins en leds sur certaines places. La quasi
totalité des mandariniers de la région ont étés dépouillés de leurs fruits et se retrouvent dans vos corbeilles.
Il reste encore des oranges sur leurs arbres qui prennent plus de temps à être mûres.
Un Noël donc sans exubérance, ce qui me convient à merveilles.
La grande nouveauté se trouve sur mon site.
La page Contact a subi une révolution totale.
Quatre choses très visibles, tout d'abord un formulaire qui permet d'envoyer
un email au webmaster que je suis. La deuxième, un pied de page, ou footer, qui décrit
comment la page est codée et les technologies utilisées.
Le troisième le choix de la langue qui peut être en français, anglais ou espagnol.
Et enfin un cookie que je vous conseille d'accepter car il stock deux informations
utiles pour une bonne expérience utilisateur: le fait que vous ayez accepté ce cookie et la langue choisie.
J'ai toujours tout fait pour éviter d'y avoir recours, mais à un moment, comme ce site est
un peu mon cv pour d'éventuels recruteurs, il faut bien que ce site
utilise les dernières technologies.
Ceci est pour la partie visible de l'iceberg.
Sous l'eau, sans me lancer dans des explications que personne ne
comprend et dont tout le monde se fiche, je me suis servi d'un outil
qui s'appelle Astro, pour générer la structure de la page,
des languages TypeScript et JavaScript et plusieurs API.
Pour clarifier, avant, chaque élément était écrit en entier.
Ce qui prenait beaucoup de temps et de lignes de code. Maintenant,
pour la page Contact, les choses sont plus calculées et interagissent
les unes avec les autres. Faire des modifications est donc plus
simple. L'opération était délicate car il ne fallait pas
détruire le reste du site. Je vous invite à me signaler tout
dysfonctionnement car vous êtes les meilleurs testeurs
possible. Reste à reprogrammer les autres pages, ce qui m'occupera un
bon moment. Surtout pour les pages Blog et World.
Pas grand chose de plus à raconter pour le moment.
Je vous souhaite de bonnes fêtes et vous dis à l'année prochaine.